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La gestion locative désigne l’ensemble des opérations qui consistent à prendre en charge l’administration quotidienne d’un bien immobilier loué.

En tant que propriétaire, vous pouvez choisir de la faire vous-même ou de la confier à un professionnel via un document appelé mandat de gestion.

La gestion locative se décompose généralement en trois grands volets :

1. La gestion administrative et juridique

C’est le cœur de la prestation. Elle sécurise la relation entre le propriétaire et le locataire :

  • Recherche du locataire : Diffusion de l’annonce, visites et étude de solvabilité.
  • Rédaction des documents : Bail (contrat de location), état des lieux d’entrée et de sortie.
  • Assurances : Souscription éventuelle à une Garantie Loyers Impayés (GLI) ou à une assurance Propriétaire Non-Occupant (PNO).

2. La gestion financière 

Le gestionnaire agit comme un intermédiaire pour tous les mouvements de fonds :

  • Appel et encaissement des loyers : Envoi des avis d’échéance et des quittances.
  • Régularisation des charges : Calcul annuel de la différence entre les provisions payées par le locataire et les frais réels.
  • Paiement des charges de copropriété : Le gestionnaire règle directement le syndic pour votre compte.
  • Aide à la déclaration fiscale : Envoi d’un récapitulatif annuel pour vous aider à remplir votre déclaration de revenus fonciers.

3. La gestion technique

Il s’agit de maintenir le bien en bon état pour conserver sa valeur :

  • Entretien et réparations : Gestion des petits travaux (robinetterie, électricité) et des urgences (panne de chauffe-eau).
  • Suivi des sinistres : Déclaration et suivi auprès des assurances en cas de dégât des eaux ou autre dommage.
  • Gros travaux : Suivi des chantiers plus importants (rénovation énergétique, toiture) votés en assemblée générale.

Le terme Property Management est souvent utilisé comme le pendant professionnel et anglo-saxon de la gestion locative, mais il recouvre une réalité plus large, souvent orientée vers les investisseurs professionnels ou les gros portefeuilles immobiliers. Plus en détails :

1. Définition : Plus qu’une simple gestion

Le Property Management (ou gestion immobilière d’actifs) est l’art d’administrer, d’entretenir et de valoriser un patrimoine immobilier pour le compte d’un tiers.

  • Alors que la “gestion locative” classique se concentre sur la relation locataire/loyer, le Property Management adopte une vision stratégique.
  • Le but n’est pas seulement d’encaisser les loyers, mais de maintenir la valeur vénale du bâtiment sur le long terme.

2. Les 4 piliers du Property Manager

Le Property Manager agit comme le “chef d’orchestre” du bien :

  1. Gestion Administrative et Juridique : Rédaction des baux (souvent complexes en immobilier d’entreprise), veille réglementaire et conformité aux normes (sécurité incendie, accessibilité).
  2. Gestion Financière et Comptable : Facturation des loyers, mais aussi élaboration de budgets prévisionnels de charges et reporting financier détaillé pour le propriétaire.
  3. Gestion Technique : Maintenance préventive, suivi des contrats d’entretien (ascenseurs, climatisation) et supervision des gros travaux de rénovation ou de mise aux normes énergétiques.
  4. Relation Client : Interface permanente entre le propriétaire (le mandant) et les occupants (locataires).

Bien que les missions se ressemblent, le Property Management se distingue sur deux points :

  • La cible : On parle de Property Management principalement pour l’immobilier tertiaire (bureaux, commerces, entrepôts) ou pour des immeubles résidentiels entiers appartenant à des institutionnels (banques, assurances, foncières).
  • La technicité : Il intègre souvent des enjeux de performance énergétique (ESG) et de gestion d’équipements techniques complexes

Le gestionnaire immobilier ou l’administrateur de biens n’est pas qu’un simple intermédiaire ; c’est un professionnel dont la responsabilité est lourdement engagée par la loi (notamment la Loi Hoguet et le Code Civil).

En 2026, ses obligations se sont renforcées, particulièrement en matière de transparence fiscale et de performance énergétique.

1. Les Obligations Légales (Le cadre)

Pour exercer, le gestionnaire doit impérativement remplir quatre conditions :

  • Détention de la Carte G : La carte professionnelle mention “Gestion immobilière”, délivrée par la CCI.
  • Garantie financière : Elle assure le remboursement des fonds déposés par les clients (loyers, dépôts de garantie) en cas de faillite de l’agence.
  • Assurance RCP : Une assurance Responsabilité Civile Professionnelle pour couvrir les erreurs ou fautes de gestion.
  • Mandat écrit : Il ne peut agir sans un contrat signé précisant l’étendue de ses missions et sa rémunération.

2. Les Responsabilités envers le Propriétaire

Le gestionnaire a une obligation de moyens, mais aussi un devoir de conseil renforcé :

  • Vérification de la solvabilité : C’est l’une de ses responsabilités les plus critiques. S’il loue à un locataire manifestement insolvable sans avoir vérifié sérieusement les pièces (avis d’imposition, bulletins de paie), sa responsabilité peut être engagée en cas d’impayés.
  • Devoir de conseil et d’information : Il doit vous alerter sur l’état du bien, les travaux nécessaires (notamment pour respecter le calendrier du DPE) et l’évolution des lois (encadrement des loyers, par exemple).
  • Reddition de comptes : Il a l’obligation légale de vous fournir un compte rendu de gestion détaillé (loyers perçus, travaux payés, honoraires).
  • Nouveauté 2026 (Transparence fiscale) : Les gestionnaires ont désormais l’obligation de transmettre à l’administration fiscale une traçabilité précise des occupants (entrées/sorties) pour lutter contre les locations non déclarées et la fraude.

3. Les Responsabilités envers le Locataire

Le gestionnaire représente le propriétaire, mais il doit aussi protéger les droits du locataire :

  • Décence du logement : Il ne doit pas mettre en location un bien qui ne respecte pas les critères de décence (surface minimale, sécurité, absence de nuisibles, performance énergétique).
  • Dépôt de garantie : Il est responsable de sa restitution dans les délais légaux (1 à 2 mois selon l’état des lieux).
  • Jouissance paisible : Il doit s’assurer que le locataire peut occuper le logement sans être troublé (par exemple, en gérant rapidement les pannes de chauffage ou les fuites).

Être propriétaire-bailleur en 2026 n’est plus seulement un acte patrimonial, c’est devenu une activité de plus en plus réglementée où la responsabilité est engagée sur la qualité technique et environnementale du bien.

Voici 4 les obligations et responsabilités majeures du bailleur :

1. L’Obligation de délivrer un “Logement Décent”

C’est le socle juridique le plus important. Un logement est considéré comme décent s’il répond à des critères précis :

  • Performance énergétique : Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE sont interdits à la location. En 2026, vous devez impérativement louer un bien classé entre A et F.
  • Sécurité et santé : Absence de risques manifestes pour la santé (amiante, plomb, électricité et gaz aux normes).
  • Absence de nuisibles : Le bailleur doit garantir l’absence de rats, punaises de lit ou cafards lors de la remise des clés.
  • Surface minimale : Au moins une pièce de 9 m² avec une hauteur sous plafond de 2,20 m.

2. L’Obligation d’Entretien et de Travaux

La répartition des frais est souvent source de litige. En résumé :

  • À votre charge (Bailleur) : Les grosses réparations (toiture, ravalement, remplacement de la chaudière, fenêtres vétustes) et la mise aux normes.
  • À la charge du locataire : L’entretien courant (changement d’ampoules, joints de robinet, entretien annuel de la chaudière, petites retouches de peinture).

Attention : Si une réparation est due à la vétusté (usure normale du temps), c’est au bailleur de payer, même s’il s’agit d’un petit équipement.

3. Le Dossier de Diagnostic Technique (DDT)

Vous avez l’obligation légale de fournir (et de tenir à jour) plusieurs documents lors de la signature ou du renouvellement du bail :

  • DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) : Notez qu’en 2026, les DPE réalisés entre 2018 et juin 2021 ne sont plus valables. Vous devez en avoir un récent (post-juillet 2021).
  • État des risques (ERP) : Indiquant les risques naturels ou technologiques (inondations, séismes).
  • Diagnostics Électricité/Gaz : Obligatoires pour toute installation de plus de 15 ans.

4. Les Responsabilités Civiles et Pénales

En tant que bailleur, vous êtes responsable des dommages causés au locataire ou aux tiers par le bien :

  • Vices cachés : Si un défaut non visible lors de la visite empêche l’usage du logement (ex: humidité structurelle masquée), le locataire peut demander une baisse de loyer ou l’annulation du bail.
  • Jouissance paisible : Vous ne pouvez pas entrer dans le logement sans l’accord du locataire (violation de domicile) et vous devez intervenir en cas de troubles de voisinage causés par votre locataire.

Voici les 7 diagnostics qui vous sont obligatoires si vous souhaitez louer votre bien immobilier :

1. La Loi Boutin :

Légèrement différent de la loi Carrez qui mesure la surface privative, la loi Boutin va informer le locataire quant à la surface habitable.  Depuis le 27 mars 2009 ce diagnostic est obligatoire à la location afin de notifier la surface sur le bail. Ce diagnostic est illimité sauf modification du bien et concerne uniquement les biens en résidence principale.

2. Le DPE (diagnostic de performance énergétique) :

Obligatoire depuis le décret du 1er juillet 2007, le diagnostic de performance énergétique donne les informations sur la performance énergétique et climatique d’un logement ou d’un immeuble. Il doit être établi par un professionnel à l’initiative du bailleur afin d’en informer le futur locataire sur les charges énergétiques du bien loué et obligatoirement annexé au bail. Le DPE a été remanié en le 1er juillet 2021 et pour tous les DPE établis avant 2021 ces derniers pour des baux ou renouvellement de baux après 2021 ne sont plus valables. Il reste valide durant 10 ans. Nous rappelons que depuis ce remaniement les biens dont le DPE est classé G sont interdits à la location.

3. L’électricité :

L’état de l’installation intérieure d’électricité est un diagnostic qui évalue les risques pouvant mettre en danger la sécurité des personnes et leurs biens. Il doit être fourni par le propriétaire bailleur et être remis au locataire lorsque l’installation électrique a plus de 15 ans. Pour ce qui sont des installations de moins de 6 ans, une attestation de conformité du comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité (Consuel) suffira. Ce diagnostic est valable 6ans.

4. Le Gaz :

L’état de l’installation intérieure de gaz est un diagnostic qui évalue les risques pouvant mettre en danger la sécurité des personnes. Il doit être fourni par le propriétaire bailleur et être remis au locataire lorsque l’installation de gaz a plus de 15 ans. Si l’installation de gaz a déjà été modifiée ou complétée et qu’un certificat de conformité agréé par Qualigaz, Dekra ou Copraudit a été établi, vous n’avez pas besoin de faire réaliser ce diagnostic. Ce dernier est valable 6ans

 

5. L’amiante (D.T.A) :

L’amiante est un matériau présent dans de nombreuses constructions en France. Depuis 1997, elle est totalement prohibée dans les nouvelles constructions de bâtiments commerciaux et résidentiels. Ce diagnostic permet ainsi de repérer toute présence d’amiante dans le logement notamment pour les logements construits avant le 1er juillet 1997, au plus tard le 31 décembre 2005. Pour les bâtiments construits après 1997 ce diagnostic n’est plus obligatoire mais doit être mis à disposition du locataire s’il le demande. Le D.T.A a une validité illimitée si aucune trace d’amiante est relevée dans le cas contraire le propriétaire doit effectuer des contrôles périodiques (tous les 3ans)

6. Le plomb (CREP) :

Ce diagnostic va permettre d’évaluer le risque d’exposition au plomb qu’il peut y avoir dans un logement privatif ou dans les parties communes notamment dans les peintures. La réalisation de ce dernier est obligatoire dès lors que le permis de construire de l’immeuble a été délivré avant le 1er juillet 1949. Le CREP (constat d’exposition au plomb) est valide de façon illimitée si la concentration en plomb est inférieure au seuil réglementaire sur tous les revêtements du bien. Dans le cas contraire, présence de plomb, il est valide 6 ans.

7. L’ERP :

Le Diagnostic Etat des risques et pollutions autrefois appelé ERNMT état des risques naturels, miniers et technologiques consiste à informer le locataire de tous les risques potentiels liés au logement. Il est à refaire pour chaque nouveau bail (validité de 6 mois)

1. Négliger le choix du locataire ou L’erreur de “précipitation”

C’est l’erreur numéro un. Vouloir éviter à tout prix une semaine de vacance locative en acceptant le premier dossier venu est souvent le début des problèmes.

  • Le risque : Loyers impayés et procédures d’expulsion qui durent des années.
  • La solution : Appliquez strictement la règle des revenus (3x le montant du loyer). Vérifiez l’authenticité des documents (avis d’imposition via le site des impôts) et privilégiez la garantie Visale ou une GLI (Assurance Loyers Impayés).

2. Utiliser un bail non conforme ou obsolète

La législation française (Loi ALUR, Loi ELAN) évolue constamment. Utiliser un vieux contrat trouvé sur internet peut rendre certaines clauses caduques.

  • Le risque : Impossibilité d’appliquer la clause résolutoire (pour expulser en cas d’impayé), impossibilité de réviser le loyer, ou même annulation du bail.
  • La solution : Utilisez toujours le modèle de contrat type de la loi ALUR. Assurez-vous d’y inclure toutes les mentions obligatoires (surface habitable, loyer de référence si zone tendue, etc.).

3. Sous-estimer l’importance des diagnostics (DPE)

Depuis peu, la performance énergétique est devenue un critère légal de “décence”.

  • Le risque : Si votre logement est classé G ou F, vous pourriez être interdit de louer ou ne plus pouvoir augmenter le loyer. L’absence de diagnostics valides (gaz, électricité, plomb) peut entraîner une amende de 3 000 € et engager votre responsabilité pénale en cas d’accident.
  • La solution : Faites réaliser un Dossier de Diagnostic Technique (DDT) complet par un professionnel certifié avant même de publier votre annonce.

4. Bâcler l’état des lieux d’entrée

L’état des lieux est votre seule preuve juridique de l’état du bien avant l’arrivée du locataire.

  • Le risque : Si l’état des lieux est trop vague (“appartement propre”), vous ne pourrez pas retenir d’argent sur le dépôt de garantie pour des dégradations (murs tachés, sols rayés), car la loi présumera que le bien était déjà dans cet état.
  • La solution : Soyez extrêmement précis. Prenez des photos datées, testez toutes les prises, les robinets et les appareils électriques. Notez chaque rayure ou trace.

5. Manquer de réactivité face aux travaux ou aux impayés

Certains propriétaires “laissent couler” en espérant que la situation s’arrange d’elle-même.

  • Le risque : Un locataire qui ne reçoit pas de réponse pour un sinistre finit par arrêter de payer. Un locataire qui a 10 jours de retard et qu’on ne relance pas peut vite accumuler une dette insurmontable.
  • La solution : Soyez un bailleur “proactif”. Répondez aux demandes de travaux sous 48h (même pour dire non, mais avec une justification). En cas de retard de loyer, relancez dès le lendemain de la date prévue par un appel ou un mail courtois.

6. Erreur bonus : L’erreur fiscale

N’oubliez pas qu’omettre de déclarer ses revenus ou choisir le mauvais régime (Nu vs Meublé) peut vous coûter cher en cas de contrôle ou de perte de rentabilité.

 

1. Le choix du régime fiscal (Crucial pour la rentabilité)

La fiscalité peut absorber jusqu’à 50 % de vos revenus locatifs si elle est mal choisie. En 2026, deux grandes options s’offrent à vous :

  • Location Meublée (LMNP) : Souvent la plus avantageuse grâce à l’amortissement. Vous déduisez non seulement vos charges, mais aussi une partie de la valeur du bien chaque année, ce qui peut réduire votre impôt à zéro.
  • Location Nue (Revenu Foncier) : Plus simple. Le régime micro-foncier permet un abattement forfaitaire (généralement 30 %, avec des réformes en cours pour l’augmenter à 50 % sous certaines conditions). Le régime réel est préférable si vous avez de gros travaux ou des intérêts d’emprunt élevés.

2. La sélection du locataire (Sécurité avant tout)

Un bon locataire vaut mieux qu’un loyer élevé.

  • Solvabilité : La règle d’or est un revenu net égal à 3 fois le montant du loyer.
  • Dossier complet : Exigez systématiquement la pièce d’identité, le contrat de travail, les 3 derniers bulletins de salaire et le dernier avis d’imposition.
  • Garanties : Ne louez jamais sans protection. Utilisez soit la Garantie Visale (gratuite, gérée par Action Logement), soit une Assurance Loyers Impayés (GLI) privée.

3. La mise en conformité (Obligations légales)

  • Diagnostics : Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est central. Un logement classé G ou F peut devenir interdit à la location (selon le calendrier de la loi Climat). Vérifiez aussi l’amiante, le plomb (si avant 1949), l’électricité et le gaz.
  • Décentence : Le logement doit mesurer au moins 9 m^2 et disposer d’un confort minimal (chauffage, eau potable, électricité sécurisée).

4. La gestion au quotidien

Vous avez deux options selon votre temps et votre budget :

  • Gestion directe (Seul) : Vous économisez les frais d’agence (environ 7-10 % du loyer). Cela nécessite d’être réactif pour les travaux et rigoureux sur l’envoi des quittances et la régularisation des charges.
  • Gestion déléguée (Agence) : Vous payez pour la tranquillité. L’agence gère les relances, les sinistres et la recherche de locataires. (Voir mes conseils précédents sur comment bien choisir son gestionnaire).

1. Spécialisation et Réactivité

  • Gestion vs Transaction : Privilégiez les agences dont la gestion locative est le cœur de métier plutôt que celles qui se concentrent uniquement sur la vente. Une équipe dédiée à la gestion sera plus disponible pour traiter un dégât des eaux ou une relance de loyer.
  • Test de réactivité : Appelez l’agence en tant que candidat locataire ou propriétaire. Si personne ne décroche ou si on ne vous rappelle pas sous 24h-48h, imaginez la situation en cas d’urgence sur votre bien.

2. Transparence des Tarifs

Les frais de gestion varient généralement entre 5 % et 10 % HT du montant des loyers. Attention aux “prix d’appel” qui cachent des frais annexes :

  • Inclus d’office : Encaissement, quittances, relances simples, révision de loyer, régularisation de charges.
  • À vérifier (souvent en supplément) : Aide à la déclaration fiscale, suivi de gros travaux (souvent un % du montant des travaux), frais de contentieux, ou frais de vacance locative.
  • Frais de mise en location : Ils sont plafonnés pour le locataire (Loi ALUR), mais libres pour le bailleur (souvent entre 70 % et 100 % d’un mois de loyer).

3. Garanties et Solidité Juridique

  • Carte Professionnelle (Carte G) : Elle est obligatoire. Vérifiez que l’agence possède la mention “Gestion immobilière”.
  • Garantie financière : Elle protège les fonds (vos loyers) détenus par l’agence.
  • Assurance Loyers Impayés (GLI) : Demandez le détail de leur contrat de groupe. Est-ce qu’ils s’occupent de tout en cas de procédure ? Quel est le taux (souvent entre 2 % et 3 %) ?

4. Proximité ou Digital ?

  • Agence de quartier : Idéale pour une connaissance fine du marché local et des visites physiques réelles.
  • Gestionnaires en ligne : Souvent moins chers (4 % à 6 %), ils offrent des interfaces modernes pour suivre vos comptes en temps réel, mais peuvent manquer de “terrain” pour certains types de biens.

5. La Qualité des Comptes-Rendus

Un bon gestionnaire doit vous fournir un Compte Rendu de Gestion (CRG) clair et régulier (mensuel ou trimestriel). Demandez à voir un exemple pour vérifier si les informations (honoraires, charges, TVA, virements) sont lisibles.

1. La PNO – assurance Propriétaire Non Occupant

L’assurance PNO est une assurance multirisque habitation spécifique aux propriétaires bailleurs qui louent leur bien ou le laissent vacant.

Si l’assurance du locataire couvre ses propres biens et les dommages qu’il pourrait causer, la PNO, elle, protège votre patrimoine et votre responsabilité.

1.1. Est-elle obligatoire?
  • En copropriété : OUI, la loi Alur la rend obligatoire. Vous devez au minimum être couvert pour votre responsabilité civile envers les voisins, les tiers et le locataire.
  • Maison individuelle : Elle n’est pas légalement obligatoire, mais elle est fortement recommandée pour éviter des frais colossaux en cas de sinistre grave.
1.2. Que couvre-t-elle concrètement?

La PNO intervient dans trois scénarios où l’assurance du locataire ne fonctionne pas :

  • Le logement est vacant : Entre deux locataires, personne n’est assuré. S’il y a un dégât des eaux ou un incendie pendant cette période, la PNO prend tout en charge.
  • Le sinistre est dû au bâtiment : Si une tuile tombe sur un passant ou si une canalisation encastrée rompt, c’est la responsabilité du propriétaire, pas celle du locataire.
  • L’assurance du locataire est insuffisante : En cas de défaut d’assurance du locataire ou si le plafond de sa garantie est dépassé (sinistre majeur), la PNO prend le relais (on appelle cela la garantie “recours des tiers”).
1.3. Les avantages majeurs
  1. Le coût : Elle est très abordable, généralement entre 60 € et 150 € par an pour un appartement classique.
  2. Fiscalité : Comme la GLI, la cotisation est déductible à 100 % de vos revenus fonciers (si vous êtes au régime réel).
  3. Protection juridique : La plupart des contrats incluent une assistance juridique en cas de litige avec le locataire ou le syndic.

2. La garantie de loyer impayé :

La Garantie Loyers Impayés (GLI) est une assurance souscrite par le propriétaire pour se protéger contre les défaillances financières de son locataire. En 2026, c’est l’outil indispensable pour sécuriser un investissement locatif, car elle offre une protection bien plus large qu’une simple caution solidaire.

2.1. Ce que couvre généralement une GLI

Une GLI complète ne se limite pas au remboursement des loyers. Elle intervient sur quatre volets :

  • Les impayés de loyers et charges : Remboursement des sommes dues dès le premier mois de retard, souvent sans limite de durée ou jusqu’à un plafond élevé (ex: 80 000 €).
  • Les dégradations immobilières : Prise en charge des réparations si le coût des dégâts constatés au départ du locataire dépasse le montant du dépôt de garantie.
  • Le départ prématuré : Indemnisation si le locataire quitte le logement sans respecter son préavis ou en cas de décès.
  • La protection juridique : Prise en charge des frais d’huissier, d’avocat et des frais de procédure d’expulsion.
2.2. Les conditions d’éligibilité 

Pour que l’assurance accepte de couvrir un locataire, celui-ci doit répondre à des critères précis au moment de la signature du bail :

  • Solvabilité : Le locataire doit généralement justifier de revenus nets au moins égaux à 3 fois le montant du loyer (charges comprises).
  • Situation professionnelle : Les assureurs privilégient les CDI (hors période d’essai), les fonctionnaires ou les retraités. Pour les étudiants ou les CDD, ils exigent souvent une caution solidaire en complément (selon les contrats).
  • Dossier complet : Toutes les pièces justificatives (avis d’imposition, bulletins de paie) doivent être authentiques et vérifiées.
2.3. Coût et fiscalité
  • Le prix : Le montant de la prime se situe généralement entre 2 % et 3,5 % du loyer annuel (charges comprises).
  • L’avantage fiscal : Si vous déclarez vos revenus fonciers au régime réel, la prime de GLI est déductible à 100 % de vos revenus imposables.

3. L’assurance vacance locative

L’assurance pour les vacances locatives (garantie spécifique qui complète l’assurance PNO) est essentielle pour protéger votre patrimoine lorsque votre logement n’est pas loué.

3.1 Principe 

Même vide, un logement court des risques. En cas de sinistre pendant une période d’inoccupation, votre assurance habitation classique (locataire) n’existe plus, et votre assurance de copropriété est souvent insuffisante.

  • Responsabilité Civile (RC) : Vous protège si un défaut d’entretien du logement cause un dommage à un tiers (ex: une fuite d’eau qui inonde le voisin alors que l’appartement est vide).
  • Dommages aux biens : Couvre l’incendie, le dégât des eaux, le vandalisme ou les catastrophes naturelles.
  • Obligation légale (Loi Alur) : Si le logement est en copropriété, vous avez l’obligation d’être assuré au minimum en Responsabilité Civile.
3.2 Objet et fonctionnement

Cette une option plus rare, est souvent rattachée à une GLI (Garantie Loyers Impayés).

  • Objet : Elle ne couvre pas les dégâts physiques, mais la perte financière.
  • Fonctionnement : Elle vous rembourse tout ou partie du loyer si vous ne trouvez pas de locataire après une certaine période (après un délai de franchise).
  • Attention : Les conditions de déclenchement sont très strictes (logement aux normes, recherche active de locataire prouvée, etc.).

Oui nous proposons une garantie de loyer impayé incluant la garantie dégradation immobilière. Notre garantie indemnise jusqu’à 100.000€ par dossier d’impayé sans limite de temps par rapport à la procédure et sans franchise. Elle indemnise également jusqu’à 10000€ pour la détérioration immobilière également sans franchise et une protection juridique jusqu’à 20.000€ par dossier.

Les frais de gestion sont déductibles de vos impôts sur les revenus fonciers. Ce n’est pas récupérable sur les locataires.